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L'Ambidextre

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BD, Livre, Dessin, Peinture, Musique, Jeu Vidéo


Hier, c'était mARTdi ! - Ieri era mARTEdì! : Domenico Zampieri dit Le Dominiquin.

Publié par Sonia Aloi sur 13 Janvier 2021, 16:14pm

Catégories : #art, #arte, #mARTEdi, #mARTdi, #aloisonia, #soniaaloi

Hier, c'était mARTdi !

Sonia Aloi nous propose chaque semaine un article consacré à l'art. Parallèlement au métier de dessinatrice, elle enseigne l'art et l'image dans les collèges et lycées. Aujourd'hui, elle évoque Domenico Zampieri dit Le Dominiquin.

Domenico Zampieri dit Le Dominiquin (Bologne 1581 - Naples 1641) était un peintre strictement classique qui prônait un retour aux idéaux de la Renaissance. Grand amateur de dessin et de l'idée de submerger d'images au détriment du fait raconté, son art est cependant considéré par certains historiens de l'art comme un oratoire stérile, dépourvu de la vigueur intellectuelle de (ce désagréable) Raphaël et manquant de la perfection formelle de Guido Reni. Malgré ces critiques, je dois l'aimer mais pas seulement pour cela, aussi pour une fresque en particulier "La jeune fille et la licorne" (1604-1605) réalisée comme achèvement de la décoration de la Galerie du Palais Farnèse pour la série des Amori degli dei. Dans un paysage idéalisé, nous trouvons une fille assise sous un arbre qui embrasse tendrement une licorne. Une scène d'intimité intime. Le regard de la jeune fille n'est pas tourné vers le spectateur mais est absorbé dans le vide et l'observateur assiste à la douce scène. La licorne, une créature fantastique, également connue sous le nom de liocorne, représentée avec le corps d'un cheval et une longue corne torsadée en spirale qui jaillit de son front, est considérée depuis l'Antiquité comme une créature au tempérament sexuel impétueux. L'iconographie de la licorne avec la jeune fille est un symbole de pureté, non pas suscité par l'indifférence aux plaisirs charnels, mais dominé par le renoncement conscient à l'éros, malgré la difficulté que cela implique.
Dans les temps anciens, on croyait qu'il était possible de capturer un spécimen simplement en laissant une jeune femme dans les bois comme appât, qui pouvait ensuite l'apprivoiser en lui faisant reposer son museau sur ses genoux. La vierge représente la chasteté vertueuse, maintenue même face à l'impétuosité des désirs de la chair et, par extension, même l'animal, qui est au fond fortement attiré par les plaisirs sexuels, participe, comme un fiancé respectueux, à la nécessité de la vertu. En fait, l'image de la vierge et de la licorne est également utilisée dans les photos de fiançailles comme un avertissement de la chaste attente du mariage, après quoi, évidemment, l'animal peut se réveiller. L'iconographie de la jeune fille à la licorne préconise et conseille une approche prudente et respectueuse de la séduction sensorielle, ce qui est aux antipodes de mes illustrations et c'est pour cette raison qu'elles me fascinent et m'attirent néanmoins. 
La licorne a une longue tradition et on la trouve souvent représentée dans des armoiries et des insignes héraldiques. La première description de la licorne dans la culture occidentale remonte à l'historien grec et médecin du roi perse Artaxerxès II, Ctésias de Cnide : "En Inde, il y a des ânes sauvages aussi gros que des chevaux et même plus gros. Ils ont un corps blanc, une tête rouge et des yeux bleus. Sur leur front, ils ont une longue corne d'environ un pied et demi de long. La poudre de cette corne moulue est prise à petites doses comme antidote contre les poisons mortels. La base de la corne, environ deux paumes au-dessus du front, est candide ; l'autre extrémité est pointue et cramoisie ; la partie centrale est noire. Il a un talus semblable à celui du bœuf [...] C'est un animal extraordinairement rapide et puissant, de sorte qu'aucune créature, ni le cheval ni les autres, ne peut le surpasser". L'historien grec se réfère, selon toute vraisemblance, aux rhinocéros vus et décrits par les marchands et les voyageurs qui sont venus en Inde et en Asie centrale.

 

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mARTEdì di Sonia Aloi


Sonia Aloi ci offre un articolo dedicato all'arte ogni settimana. Oltre alla professione di designer, insegna arte e immagine nelle scuole medie e superiori.

 

Domenico Zampieri detto Domenichino (Bologna 1581- Napoli, 1641) è un pittore rigorosamente classico che sostiene il ritorno agli ideali rinascimentali. Grande amante del disegno e dell’idea di travolgere con le immagini a discapito del fatto narrato, la sua arte viene però considerata da alcuni storici dell’arte come sterile oratoria priva del vigore intellettuale di (quell’antipatico) di Raffaello e carente della perfezione formale di Guido Reni. A dispetto di queste critiche mi tocca amarlo ma non solo per questo, anche per un affresco in particolare “Fanciulla e unicorno” (1604-1605) realizzato come completamento della decorazione della Galleria di Palazzo Farnese per la serie degli Amori degli dei. In un paesaggio idealizzato vi troviamo una ragazza seduta sotto un albero che abbraccia teneramente un unicorno. Una scena di intimo ammansimento. Lo sguardo della fanciulla non è rivolto allo spettatore ma è assorto nel vuoto e l’osservatore assiste alla dolce scena. L’unicorno, creatura fantastica, conosciuta anche con il nome di liocorno, raffigurato con il corpo di cavallo e un lungo corno attorcigliato a spirale che spunta sulla fronte, viene considerato fin dall’antichità una creatura con un temperamento sessuale irruento. L’iconografia dell’unicorno con la fanciulla è simbolo di purezza, ma non suscitata dall’indifferenza nei confronti dei piaceri carnali, ma dominata dalla rinuncia consapevole all’eros, pur nella difficoltà che esso comporta.
In antichità si credeva fosse possibile catturarne un esemplare semplicemente lasciando una giovane donna nel bosco come esca che successivamente lo avrebbe potuto ammansire facendogli appoggiare il muso sul grembo. La vergine rappresenta la castità virtuosa, mantenuta anche di fronte all’irruenza dei desideri della carne e, per estensione, anche l’animale, che di fondo è fortemente trascinato verso i piaceri sessuali, compartecipa, come un fidanzato rispettoso, alla necessità della virtù. Infatti l’immagine della vergine e dell’unicorno vengono utilizzati anche nei quadri di fidanzamento come monito dell’attesa casta al matrimonio, dopo il quale, evidentemente, l’animale potrà risvegliarsi. L’iconografia della fanciulla con l’unicorno ammonisce e consiglia un approccio attento e rispettoso nei confronti della seduzione sensoriale e tutto ciò è in antitesi con la mie illustrazioni e per questo ne sono comunque affascinata e attratta. 
L’unicorno ha una lunga tradizione e molte volte la si trova rappresentata in stemmi e insegne araldiche, la prima descrizione dell’unicorno nella cultura occidentale risale allo storico greco e medico del re persiano Artaserse II, Ctesia di Cnido: “In India ci sono degli asini selvatici grandi come cavalli e anche di più. Hanno il corpo bianco, il capo rosso e gli occhi blu. Sulla fronte hanno un lungo corno di circa un piede e mezzo. La polvere di questo corno macinato si assume in piccole dosi come antidoto contro i veleni mortali. La base del corno, circa due palmi sopra la fronte, è candida; l’altra estremità è appuntita e di color cremisi; la parte di mezzo è nera. Ha l’astragalo simile a quello del bue […] È un animale straordinariamente veloce e possente tanto che nessuna creatura, né il cavallo né altri, può superarlo”. Lo storico greco si riferisce, con ogni probabilità ai rinoceronti visti e descritti dai mercanti e dai viaggiatori giunti in India e nell’Asia Centrale.

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