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L'Ambidextre

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BD, Livre, Dessin, Peinture, Musique, Jeu Vidéo


Ros'ART'E : Johann Heinrich Fussli

Publié par Rosa Sergi sur 28 Février 2021, 14:42pm

Catégories : #art, #arte, #rosarte, #ros'art'e, #ros'arte, #henry_fusely, #incubo, #cauchemar, #nightmare, #rosa_sergi, #rosasergi

SORTIR DU CAUCHEMAR AVEC HENRY FUSELY - DU TEMPS DE LA GLOIRE DU "STURM UND DRANG".

Le Cauchemar de Johann Heinrich Fussli, une huile sur toile peinte en 1781, est conservé au Detroit Institute of Arts aux États-Unis. Fussli était un savant et peintre suisse de premier plan à l'époque et a passé la plupart de ses années de travail en Grande-Bretagne, où il était connu sous le surnom amical de "Henry Fusely".  Sa personnalité, qui se reflète dans ses œuvres, s'est nourrie d'études dans les domaines de l'Antiquité et du Néoclassicisme, même si une influence romantique n'est pas exclue, de sorte que les personnages représentés - ou en tout cas les scénarios - induisent cette atmosphère fantastique typique, riche en sensations, avec un fil conducteur commun de transport vers ce monde dans lequel l'air que vous respirez imprègne l'essence et la consistance de la chaleur poétique et de la couleur au-dessus de toute imagination.

La période de création de l'œuvre est l'une de celles où la recherche de son propre être dans un lieu totalement immaculé et parfait est devenue l'un de ses concepts clés ; nous parlons donc du "Sturm und Drang" de nature donc allemande avec une traduction française qui pourrait être "Tempête et Passion". Nous sommes dans la dernière phase du chapitre du Pré-Romantisme dans lequel l'argument principal est la réévaluation totale de l'irrationnel dans la vie et dans l'art, en opposition donc avec la tradition académique et intellectuelle typique des Lumières. La toile a été reproduite en deux révisions : la première était la gravure de Thomas Burke (avec le poème d'Erasmus Darwin intitulé Night-Mare) et la seconde était un dessin de Fussli lui-même exposé à Francfort-sur-le-Main.  

Si vous regardez la toile, votre attention est d'abord captée par le jeu de lumière et d'obscurité, utilisé de manière impeccable, car ils représentent le mieux le sentiment de terreur et d'anxiété lorsqu'on est en proie à un cauchemar ; vous descendez dans l'obscurité pour voir une excellente réalisation des tentures qui encadrent la scène au centre. La jeune fille endormie est allongée sur son lit dans une position pour le moins inconfortable, son visage est effrayé et souffrant, tandis que son teint est légèrement différent de la texture chromatique des draps blancs. Peu d'objets sont visibles dans cette petite lumière qui vient peut-être du subconscient comme une sorte de "petite lueur d'espérance de salut" comme pour donner un avertissement  du type "ce n'est encore qu'un cauchemar". Cette idée découle de traditions culturelles - folkloriques - en connotation avec le contexte historique vécu. En fait, si on s'intéresse à l'œuvre de l'Allemand, en continuant avec celles du Nordique et de l'Italien, on trouve un dénominateur commun, qui désigne cette créature dans le tableau comme un être répugnant à l'apparence démoniaque, qui est assis lourdement, comprimant la poitrine de la dormeuse, compromettant sa respiration et s'en moquant, Dans un certain sens, elle fait sortir le cauchemar de l'ombre et, par conséquent, la victime se retrouve immobile, sans aucun moyen de s'échapper, face à quelque chose de terrifiant, ici représenté comme une jument aux yeux vides (ceci aussi parce que de l'étymologie anglaise -night=night -mare=horse, mais -mara dans la mythologie scandinave fait référence à un esprit envoyé pour tourmenter ceux qui dorment). Le visage montre la souffrance vécue et le corps qui veut s'échapper, mais qui ne peut pas, se retrouvant en contorsion. Le "demi-démon" ici représenté s'inspire également de créatures fantastiques telles que les gobelins ou les gargouilles qui planent sur les cathédrales gothiques, mais il trouve également son origine dans une figure similaire connue sous le nom d'Éphialte dans la tradition grecque, le juif Pahad Layla et aussi Lilì selon la tradition sumérienne. Ailleurs, on retrouve la même figure dans le Malleus Maleficarum, le traité sur les exorcismes, et dans la Daemonologie de Jacques Ier d'Angleterre.

Bien que nous soyons habitués à être devant une œuvre qui veut transmettre un sentiment de liberté et de béatitude, nous voici à l'intérieur du Guède. Devant cette toile, il est curieux de penser que nous sommes tous dans le même bateau, un peu en voyage avec Charon dans le royaume des âmes perdues ; un cauchemar dans lequel la douleur et la lamentation sont les protagonistes de nos peurs les plus profondes. La parenthèse du Sturm und Drang était très intense, parce que tant dans l'art que dans la littérature est sorti le côté sombre de la vie, que - dans la plupart des cas - nous essayons de nous cacher, mais il arrive un moment où à la merci de leurs tempêtes vous devez faire face à vos monstres intérieurs, parce que peu importe combien de peurs vous pouvez ressentir, vous devez toujours puiser dans cette lueur de lumière pour pouvoir arriver au terme.

 

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VIA DALL’INCUBO CON HENRY FUSELY – QUANDO GLORIOSO FU LO STURM UND DRANG.

L’incubo di Johann Heinrich Fussli, olio su tela realizzato nel 1781 è conservato al Detroit Institute of Arts negli USA. L’artista fu un letterato e pittore svizzero di spicco nell’entourage di allora e, la maggior parte dei suoi anni lavorativi li trascorse in Gran Bretagna, dove qui era conosciuto con l’amabile nomignolo “Henry Fusely”.  Il risultato della sua personalità che si rispecchiava nei suoi elaborati trasse nutrimento dagli studi negli ambiti dell’Antico e dei Neoclassici; anche se non si esclude un’influenza Romantica per cui i personaggi rappresentati o comunque gli scenari, inducono a  quella tipica atmosfera fantastica ricca di sentimento con un filo conduttore di trasporto verso quel mondo in cui l’aria che si respira permea l’essenza e la consistenza stessa del calore poetico e del colore sopra ogni immaginazione. Il periodo in cui l’opera venne creata era uno di quelli per cui la ricerca del proprio essere in un luogo del tutto immacolato e perfetto divenne uno dei suoi concetti chiave; si parla dunque dello “Sturm und Drang” perciò di natura tedesca con traduzione italiana in “Impeto e tempesta”. Siamo nell’ultima fase del Pre-Romanticismo capitolo in cui l’argomento principale è quello della totale rivalutazione dell’irrazionale nella vita e nell’arte per cui in opposizione alla tradizione accademica ed intellettuale tipici dell’Illuminismo. La tela venne riprodotta in due revisioni : una fu quella dell’incisione di Thomas Burke (con la poesia di Erasmus Darwin intitolata, appunto Night-Mare) e la seconda fu una redazione da Fussli stesso esposta a Francoforte sul Meno.  

Andando a fare un excursus della tela, l’attenzione del fortunato viene catturata dapprima dal gioco dei chiaro scuri utilizzati in maniera impeccabile perché al meglio rappresentano il senso di terrore ed inquietudine in preda all’incubo; ci si cala nelle tenebre per scorgere una realizzazione eccelsa dei drappi che inquadrano la scena al centro. La ragazza dormiente è distesa sul suo letto in una posizione a dir poco scomoda, il suo viso risulta impaurito e sofferente; mentre il suo incarnato di poco si scosta dalla texture cromatica delle lenzuola bianche. Pochi oggetti risultano essere visibili da quel poco di luce che proviene forse dal subconscio come una sorta di “piccolo bagliore di salvezza” come a dare un monito “è comunque soltanto un incubo”. Questa idea deriva dalle tradizioni culturali – folkloristiche in connotazione al contesto storico vissuto ; difatti partendo da quella di primario interesse per l’opera , appunto quella Germanica , continuando in quelle Norrene ed Italiane si può trovare un denominatore comune, che fa riferimento a questa creatura presente nel dipinto come un essere ripugnante dalle sembianze demoniache, che pesante si siede comodo comprimendo il torace del dormiente compromettendo la respirazione facendosene beffe, in un certo senso, porta fuori dall’ombra l’incubo e, di conseguenza la vittima si trova immobile senza via di fuga davanti ad un qualcosa di terrificante ,qui rappresentato come una cavalla dagli occhi vuoti ( questo anche perché dall’etimologia inglese –night= notte –mare=cavallina, ma –mara nella mitologia scandinava si riferisce ad uno spirito mandato a tormentare coloro che dormono). Il viso riporta la sofferenza vissuta e il corpo che vuole fuggire, ma non ci riesce, risulta trovarsi in contorsione. Il “mezzo demone” raffigurato prende spunto anche dalle creature di fantasia come i Goblin o i Gargoyles che si affacciano a picco dalle Cattedrali gotiche, ma trova la sua culla anche in una figura simile conosciuta come l’Efialte nella tradizione greca, il Pahad Layla ebraico ed anche Lilì secondo quella sumera. In altro ambito si trova la stessa figura nel Malleus Maleficarum, il trattato per gli esorcismi e nel Daemonologie di Giacomo I d’Inghilterra.

Sebbene noi siamo abituati a trovarci di fronte ad un’opera che vuol trasmettere un senso di libertà e beatitudine, qui siamo dentro al Guado. Davanti a questa tela è curioso pensare che ci troviamo tutti sulla stessa barca, un po' in viaggio insieme a Caronte nel regno delle anime disperse; un incubo in cui il dolore e il lamento sono protagonisti delle nostre paure più profonde. La parentesi dello Sturm und Drang fu assai intensa, perché sia nell’Arte che nella Letteratura venne fuori il lato oscuro della vita, che nella stragrande maggioranza dei casi si cerca di auto-nascondere, ma arriva quel momento in cui in balia delle proprie tempeste si deve fronteggiare i propri mostri interiori, perché per quanto paura si possa provare, si deve sempre attingere a quello spiraglio di luce per riuscire a venirne a capo.

 

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