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L'Ambidextre

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BD, Livre, Dessin, Peinture, Musique, Jeu Vidéo


Hier, c'était mARTdi ! - Ieri era mARTEdì! : Fra Angelico

Publié par Sonia Aloi sur 5 Mai 2021, 10:43am

Catégories : #art, #arte, #mARTEdi, #mARTdi, #aloisonia, #soniaaloi, #fraangelico, #beatoangelico, #jugementdernier, #GiudizioUniversale, #Italie, #Italia, #Florence, #Firenze

Hier, c'était mARTdi !

Sonia Aloi nous propose chaque semaine un article consacré à l'art. Parallèlement au métier de dessinatrice, elle enseigne l'art et l'image dans les collèges et lycées. Aujourd'hui, elle évoque Fra Angelico.

Détail du Jugement dernier par Beato Angelico

Fra Angelico (Vicchio di Mugello. Florence 1396-1499- Rome, 1455) était un frère dominicain spécialisé dans l'art de l'enluminure, une discipline très rigoureuse qui a fortement influencé ses œuvres. 
Le Jugement dernier peint à la détrempe sur bois, daté de 1431, provient du couvent de Santa Maria degli Angeli à Florence, aujourd'hui disparu, et est conservé au Musée national de San Marco à Florence. C'est une œuvre très complexe.

Au centre du panneau, nous voyons le Christ Juge à l'intérieur d'une mandorle de lumière, entouré d'une foule d'anges, de saints et d'apôtres. Deux anges sonnent les trompettes au son desquelles les morts se sont réveillés, laissant à découvert les tombes, réalisées avec une double rangée de tombes en perspective, ce qui est très efficace pour créer un sentiment de fossé infranchissable entre les rangs des élus et des damnés. Le thème religieux du Jugement dernier m'intrigue depuis longtemps : "à la fin des temps, il y aura la résurrection de la chair, par laquelle les corps ressusciteront et retrouveront leurs âmes" ; mon esprit ne peut s'empêcher de le comparer à un holocauste de zombies, un de mes cauchemars les plus récurrents.
Dans le panneau de Fra Angelico, nous voyons une division claire entre les élus qui sont en route vers la "cité de Dieu" et les damnés à droite qui sont traînés vers l'enfer divisé en grottes, un écart par rapport aux cercles de Dante. Les damnés sont punis selon une iconographie médiévale, la punition des péchés prend la forme de tortures explicites et de dégradation des corps. Selon l'Église catholique, le but est purement didactique, l'art n'étant utilisé que pour l'instruction des fidèles. Les démons poussent de force les damnés qui sont ensuite triés dans leurs neuf cercles respectifs où ils subissent des punitions selon le contrapasso : l'acédie avec les damnés immobilisés par des serpents, la luxure où les serpents et les crapauds mordent les parties génitales des coupables, la colère où ils se mordent et se blessent entre eux, la gourmandise où les pécheurs sont obligés de s'abstenir de manger malgré les plats, l'avarice avec les damnés forcés d'avaler de l'or fondu. En bas, c'est Satan avec la triple tête qui mâche trois damnés. Dans ce cas, nous avons un Diable qui collabore avec Dieu, non pas comme un adversaire mais comme son complice pour torturer et punir les pécheurs. Quant aux choix iconographiques de Fra Angelico pour rendre les différents démons très différents les uns des autres, certains diables ont des cornes, d'autres non, certains ont une queue, d'autres non, certains sont ailés, d'autres non, certains sont poilus, d'autres non, certains ont un museau canin et d'autres des traits félins. Si le grand Satan noir est particulièrement grotesque, c'est parce que l'image du Diable à travers l'histoire de l'art n'a jamais été codifiée avec précision. L'image du mal est le résultat de plusieurs éléments empruntés à la mythologie grecque, égyptienne et même mésopotamienne. Les artistes du passé qui ont dû représenter la figure du Diable se sont souvent trouvés en difficulté. Il n'existe aucune tradition littéraire d'importance ni aucune tradition picturale à son sujet. Dans les catacombes et sur les sarcophages, le Diable n'est pas là. L'absence de tradition picturale combinée au fait que les sources littéraires confondent le Diable avec Satan, Lucifer et les démons, est une raison plus que suffisante pour expliquer l'absence d'une image unifiée du Diable et l'incohérence iconographique. 

 

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mARTEdì di Sonia Aloi


Sonia Aloi ci offre un articolo dedicato all'arte ogni settimana. Oltre alla professione di designer, insegna arte e immagine nelle scuole medie e superiori.

Dettaglio del Giudizio Universale del Beato Angelico

Beato Angelico (Vicchio di Mugello. Firenze 1396-1499- Roma, 1455) è un frate domenicano specializzato nell’arte della miniatura, disciplina molto rigorosa che influenza fortemente le sue opere. 
Il Giudizio Universale dipinto con tempera su tavola databile al 1431 proviene dallo ormai scomparso convento di Santa Maria degli Angeli a Firenze e ora conservato nel Museo nazionale di San Marco a Firenze è un’opera molto complessa.

Al centro del pannello si vede Cristo giudice dentro una mandorla di luce, circondato da una fitta schiera di angeli, santi e Apostoli. Due angeli suonano le trombe al cui suono si sono svegliati i morti lasciando scoperti i sepolcri realizzati con una doppia fila prospettica di tombe, molto efficace nel creare il senso di abisso incolmabile fra le schiere degli eletti e dei dannati. Il tema religioso del Giudizio Universale mi incuriosisce da tempo: “alla fine dei tempi vi sarà la resurrezione della carne, con la quale i corpi resusciteranno e si riuniranno alle loro anime", la mia mente non riesce a non compararlo alla stregua di un olocausto zombies uno dei miei incubi più ricorrenti.
Nella tavola del Beato Angelico vediamo una netta divisione tra gli eletti che si avviano verso la “città di Dio” e i dannati a destra che vengono trascinati all’Inferno suddiviso in grotte, discostandosi dai cerchi danteschi. I dannati sono puniti secondo un’iconografia medievale, la punizione dei peccati assume forme di esplicita tortura e di degradazione dei corpi. Secondo la Chiesa Cattolica lo scopo è puramente didattico in quanto l’arte è usata solo per l’ammaestramento dei fedeli. I demoni spingono con forza i dannati che vengono poi smistati nei rispettivi nove gironi dove subiscono pene secondo il contrappasso: accidia con i dannati immobilizzati da serpenti, lussuria dove i serpenti e rospi mordono i genitali dei colpevoli, ira dove ci si morde e ferisce a vicenda, gola dove i peccatori sono costretti ad astenersi dal cibo nonostante le pietanze, avarizia con i dannati costretti a ingoiare oro fuso. In basso si trova Satana con la triplice testa che mastica tre dannati. In questo caso abbiamo un Diavolo che collabora con Dio non è avversario ma suo complice nel torturare e punire i peccatori. Per quanto riguarda le scelte iconografiche del Beato Angelico per realizzare i vari demoni sono molto varie tra loro: alcuni diavoli hanno le corna, altri non le hanno; alcuni hanno la coda, altri no; alcuni sono alati, altri non lo sono; qualcuno è peloso, qualcuno non lo è , alcuni hanno il muso canino e altri lineamenti felini. Mentre il grosso Satana nero è particolarmente grottesco questo perché l’immagine del Diavolo nel corso della storia dell’arte non è mai stata codificata con precisione. L’immagine del male è frutto di parecchi elementi presi in prestito dalla mitologia greca, egizia e persino dalla Mesopotamia. Gli artisti del passato che devono rappresentato la figura del Diavolo si trovano spesso in difficoltà . Non esiste una tradizione letteraria di una certa importanza e non esiste alcuna tradizione pittorica a riguardo. Nelle catacombe e sui sarcofagi il Diavolo non c’è. L’assenza di tradizione pittorica unita al fatto che le fonti letterarie confondono il Diavolo con Satana , Lucifero e i demoni è un motivo più che sufficiente per spiegare l’assenza di un’immagine unificata del Diavolo e l’incoerenza iconografica.

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